Mesurer et valoriser : journée d’étude sur la bibliométrie et la visibilité des publications

Le Service Commun de la Documentation de l’Université de Limoges et l’Urfist de Bordeaux co organisent une journée d’étude sur la bibliométrie.

Facteur d’impact, h-index et autres outils bibliométriques peuvent faire croire que l’évaluation des publications scientifiques ne vise plus tant à garantir la qualité du travail d’un chercheur qu’à assurer sa propre visibilité et celle de son établissement au sein de la communauté scientifique. Or dans un contexte d’explosion du nombre des publications, de profondes mutations du paysage universitaire et d’une concurrence accrue entre les établissements de recherche, cette visibilité est devenue un enjeu vital pour assurer la continuité et la pérennité de la recherche publique.

Cette journée d’étude se propose donc de revenir sur la bibliométrie, c’est-à-dire les méthodes et les outils utilisés pour mesurer l’activité scientifique et les changements que cela entraine sur l’activité scientifique elle-même, mais aussi de montrer aux chercheurs des méthodes pour valoriser au mieux leurs publications, tout en assurant la visibilité des établissements dont ils dépendent.

Programme

« Bibliométrie et production scientifique des entités de recherche« : Manuel Durand-Barthez, co responsable de l’Urfist de Paris, animateur d’un groupe de travail et de réflexion sur l’évaluation et la caractérisation de la recherche.

« La mise en place de la signature normalisée à l’université de Bordeaux : retour d’expérience« , Jérôme Poumeyrol, responsable de la mission transversale « Soutien à la recherche », direction de la documentation, Université de Bordeaux.

« Présenter les résultats de la recherche », Sophie Duchaussoy, chargée d’études à la cellule de bibliométrie de l’Inserm

Table ronde : « Bibliométrie, visibilité et pratique de la recherche »

Valoriser sa recherche en sciences et technologie grâce à l’open access

Le terme d’open access se traduit en français par « libre accès ». L’objectif de l’open access est de diffuser les travaux de recherche, sans contrainte financière pour le lecteur et tout en respectant le droit d’auteur ainsi que les autorisations accordées par les éditeurs commerciaux.

Pour un chercheur, l’open access constitue aussi un mode de valorisation de ses travaux complémentaire de la diffusion assurée par des éditeurs commerciaux. Ainsi, des éditeurs tels que Elsevier ou l’IEEE autorisent leurs auteurs à publier leurs travaux également en libre accès.

Que peut-on diffuser en open access (pre-print, post-print, PDF auteur)? Comment identifier les sites adaptés à sa discipline et accroître sa visibilité sur internet? Quelles sont les contraintes à prendre en compte pour respecter le droit d’auteur ainsi que les termes du contrat passé avec un éditeur, le cas échéant? Quels sont les avantages de la diffusion en libre accès pour un auteur?

Le stage cible les sciences et technologies.

Partenaire : Ensam, Centre de Bordeaux-Talence





  • 10/04/2015
  • 9h-13h
  • Lieu : salle de formation Urfist, Bibliothèque Droit-Lettres, 4 avenue D. Diderot 33607 Pessac – 1er étage
  • Contenus : rappel des principes de l’open access (avantages et enjeux pour les chercheurs en sciences et technologies), sélection de ressources en open access disponibles en sciences et technologies, exercices sur la publication en open access : travail sur des cas pratiques.
  • Publics : doctorants, enseignants-chercheurs, chercheurs ; professionnels de l’information en sciences et technologies exerçant des missions en lien avec la valorisation de la recherche
  • Pré-requis : aucun
  • Intervenant : ancienne allocataire de recherche en littérature à Grenoble 3, Sabrina Granger est conservateur des bibliothèques et responsable de l’Urfist de Bordeaux.
  • S’inscrire
  • Ce stage peut vous intéresser : Gérer ses références bibliographiques avec Zotero ; Organiser un événement scientifique avec la plateforme Sciencesconf ; Valoriser sa production scientifique avec HAL (formation pour les auteurs ; formation pour les gestionnaires de collection)

Réseaux sociaux de chercheurs : initiation aux enjeux documentaires (professionnels de l’information)

L’objectif du stage est de permettre aux professionnels de l’information de mieux appréhender les enjeux inhérents à l’utilisation des réseaux sociaux de chercheurs par les publiants. Ce stage peut aider les professionnels de l’information à identifier des problématiques potentielles d’intervention auprès des chercheurs.

Il ne s’agit pas d’une formation ciblant la création de profil sur un réseau social, mais d’un stage permettant de faire le point sur :

  • les notions clés et les définitions : quelles sont les particularités des réseaux sociaux de chercheurs par rapport aux autres outils généralistes pouvant aussi être utilisés par des chercheurs
  • les enjeux à l’échelle individuelle (auteur) et à l’échelle d’une collectivité (institution, unité de recherche)
  • les avantages et les limites des réseaux sociaux de chercheurs : problématiques juridiques, diffusion des travaux de recherche, etc.

Le stage s’adresse à des participants issus de toutes disciplines.

 

 

Réseaux sociaux de chercheurs : initiation aux outils et enjeux pour les auteurs

La création d’un profil sur un réseau social de chercheur semble désormais faire partie des pratiques courantes des auteurs. Curriculum vitae en ligne, outil de veille, dispositif d’identification de collaborateurs, mais aussi vitrine de sa recherche : les réseaux sociaux chercheurs présentent toutes ces facettes. Mais quels sont les points de vigilance à prendre en compte au moment de rejoindre un réseau social de chercheurs, notamment, en matière de diffusion de travaux de recherche? Quels sont les outils principaux et leurs différences? Quels sont les services proposés?

La formation se concentre sur les réseaux sociaux de chercheurs (ResearchGate, Academia) par opposition aux réseaux sociaux professionnels généralistes (LinkedIn, Viadéo) et ne vise pas à faire créer aux participants leur profil pendant le stage, mais à leur donner des outils d’aide à la décision. Le stage est particulièrement adapté aux auteurs n’ayant pas encore de profil sur un réseau social de chercheurs.

Optimiser la rédaction de documents longs avec LaTeX (initiation)

LaTeX est un langage de balisage de documents structurés qui vise à décharger l’auteur des préoccupations de présentation, celle-ci étant confiée à une feuille de style (appelée « classe »). LaTeX n’est donc pas un éditeur de type WYSIWYG (what you see is what you get) puisqu’il contraint l’utilisateur à séparer le fond de la forme, à l’instar d’un format tel que le XHTML. Si cette particularité de LaTeX peut rebuter les utilisateurs potentiels, il s’avère que la distinction entre le fond et la forme pousse à structurer dès le départ le document et garantit un rendu beaucoup plus abouti. Très puissant, LaTeX permet de gérer de manière optimale la typographie, les références croisées, la bibliographie, les index, les graphiques et les équations.

Si LaTeX est fréquemment utilisé par les mathématiciens pour écrire leurs articles scientifiques (la plupart des éditeurs de revues mathématiques exigent d’ailleurs ce format), LaTeX est aussi utilisé en sciences sociales où la puissance du langage TeX permet entre autres une gestion simple et efficace de notes de bas de page en grand nombre.

Ce stage d’un jour et demi permet de passer sans délai à la mise en application.

En savoir plus sur LaTeX

Initiation à l’analyse de corpus de textes avec le logiciel libre TXM

Qu’est-ce que la textométrie?

La textométrie, née en France dans les années 80, a développé des techniques puissantes et originales pour l’analyse de grands corpus de textes. Reprenant les acquis de la lexicométrie et de la statistique textuelle, elle propose des outils et des méthodes éprouvés dans de multiples branches des SHS et statistiquement solidement fondés. Le projet Textométrie fédère les développements logiciels académiques du domaine pour mettre en place une plateforme modulaire et open-source appelée TXM. Il s’agit à la fois d’une opération patrimoniale au rayonnement international et du lancement d’une nouvelle génération de recherche textométrique, en synergie avec les technologies de corpus actuelles (Unicode, XML, TEI, outils de TAL, CQP, R).

La formation est animée par Serge Heiden, responsable du projet « Textométrie ».

Pourquoi utiliser TXM?

La plateforme TXM est couramment utilisée par des projets de recherche de différentes disciplines de lettres, sciences humaines et sociales comme l’histoire, la littérature, la géographie, la linguistique, la sociologie et les sciences politiques. La plateforme TXM combine des techniques puissantes et originales pour l’analyse de grands corpus de textes au moyen de composants modulaires et open-source. TXM permet actuellement de : construire des sous-corpus à partir de différentes métadonnées (propriétés) des textes (eg. : date de publication, auteur, type de texte, thème) ; construire des partitions à partir de ces propriétés permettant d’appliquer des calculs de contraste entre les textes ou entre groupes de textes ; produire des concordances kwic à partir de recherches de motifs lexicaux complexes – construits à partir des propriétés des mots (eg. : « un mot de lemme ’aimer’ suivi à au plus de 2 mots d’un mot commençant par ’pouv’) ; calculer le vocabulaire d’ensemble d’un corpus ou la liste des valeurs attestées d’une propriété de mot donnée ; construire  une édition HTML de base pour chaque texte du corpus et des tableaux de contingence croisant les mots, les textes et leurs structures, etc.

 

Initiation à la visualisation de données relationnelles et de réseaux complexes avec Gephi

Gephi est un logiciel pour visualiser, analyser et explorer en temps réel les graphes (aussi appelés réseaux ou données relationnelles) de tout type. Sorte de Photoshop pour les réseaux, l’utilisateur interagit avec la représentation graphique, manipule les structures, formes et couleurs pour en révéler les propriétés cachées via des saillances visuelles.

L’objectif est de faciliter l’analyse de données dans la génération d’hypothèses, la découverte intuitive de patterns, l’isolement de singularités ou la détection d’erreurs liées à la captation des données. C’est un outil complémentaire à l’analyse statistique, qui se positionne dans le mouvement de l’Analyse Exploratoire des Données.

Source : site web Plume (Promouvoir les logiciels utiles maîtrisés et économiques dans l’enseignement supérieur et la recherche)

Le stage permet de connaître les principes de la cartographie de réseaux de données ; explorer les possibilités d’analyse et de représentations visuelles de Gephi ; expérimenter avec des jeux de données de complexité croissante.

  • 27/03/2015
  • 9h30-16h30
  • Lieu : salle de formation Urfist, Bibliothèque Droit-Lettres, 4 avenue D. Diderot 33607 Pessac – 1er étage
  • Contenus : rappel d’aspects théoriques sur les graphes : degré d’un nœud, chemin le plus court, distance, centralités, etc. et exemples d’applications ; prise en main du logiciel Gephi : interface, plugins, communauté, formats d’échanges, TP ; importer ses données : construire des fichiers prêts à l’exploitation ; générer ses cartographies : taille et couleur, spatialisation, filtres ; générer ses livrables cartographiques : cartographies figées, cartographies dynamiques
  • Publics : doctorants, enseignants-chercheurs et chercheurs, toutes disciplines confondues
  • Pré-requis : connaître les principes de la cartographie de réseaux de données ; avoir un projet dans le domaine de la cartographie de réseaux. Il n’est pas obligatoire d’avoir suivi le stage « Visualiser et cartographier ses données » (26/03) pour assister à la formation.
  • Intervenant : consultant formateur en représentation de données et cartographie de l’information, Denis Parade s’appuie sur une expertise de nombreuses années dans les technologies web. D. Parade intervient dans des centres de formations sur les thèmes de la création de sites Internet, HTML5, le référencement, la gestion de projet TIC et la visualisation de données.
  • S’inscrire
  • Ce stage peut vous intéresser : Visualiser et cartographier ses données ; Communication scientifique orale et visuelle  ; Communiquer les résultats de ses travaux de recherche : élaborer une stratégie de publication

 

Visualiser et cartographier ses données

Une fois ses données collectées, comment les mettre en forme de la manière la plus adaptée? Les enjeux inhérents à la visualisation des données vont au-delà des problématiques de présentation ou de graphisme : il s’agit de mieux explorer les informations collectées et de médiatiser les résultats obtenus. Le stage a un triple objectif : connaître les principes et les enjeux de la cartographie de l’information sur le web ; connaître les outils et les méthodologies de la cartographie ; découvrir des réalisations et des projets en cours. Le stage mêle apports méthodologiques et exercices. Les personnes intéressées par les outils de visualisation pour hiérarchiser et mettre en relation des notions sont invitées à s’inscrire au stage sur le mindmapping des 05 et 06 février 2015. Les 2 stages sont différents.

  • 26/03/2015
  • 9h30-16h30
  • Lieu : salle de formation Urfist, Bibliothèque Droit-Lettres, 4 avenue D. Diderot 33607 Pessac – 1er étage
  • Contenus : panorama des modes de visualisation, définition de la notion de cartographie de données ; rappels de règles essentielles pour la présentation graphique de données ; analyse de cas (exemples et contre-exemples) ; sensibilisation aux aspects juridiques de la réutilisation de données ; les sources de données : open data, le big data, le data journalisme ; choix d’un graphique adapté ; quels graphiques pour quelles données ; outils en ligne pour cartographier et visualiser graphiquement vos données ; série de travaux pratiques ; cartographie de réseaux de données relationnelles, cartographie d’un discours
  • Publics : doctorants, enseignants-chercheurs et chercheurs, toutes disciplines confondues
  • Autres publics : sous réserve des places disponibles
  • Pré-requis : bonne maîtrise des navigateurs internet
  • Intervenant : consultant formateur en représentation de données et cartographie de l’information, Denis Parade s’appuie sur une expertise de nombreuses années dans les technologies web. D. Parade intervient dans des centres de formations sur les thèmes de la création de sites Internet, HTML5, le référencement, la gestion de projet TIC et la visualisation de données.
  • S’inscrire
  • Ce stage peut vous intéresser : Initiation à la visualisation de données relationnelles et de réseaux complexes avec Gephi ; Communication scientifique orale et visuelle : conception de supports visuels efficaces pour les présentations orales ; Communiquer les résultats de ses travaux de recherche : élaborer une stratégie de publication

Concevoir une stratégie de veille : collecter, classer, sauvegarder et diffuser ses données

Les outils de veille vous peuvent vous permettre de collecter et partager vos recherches de manière pérenne et simple. A condition toutefois de choisir l’outil en adéquation avec ses objectifs de diffusion et d’archivage des données. Combien de projets de veille échouent faute d’une bonne adéquation entre les besoins de l’utilisateur et le choix de l’outil?

Le stage proposé par l’Urfist vous donne les clés pour mettre en place une veille efficace et vous familiariser avec les enjeux de l’archivage et de la diffusion des contenus collectés sur le web.

  • 02/03/2015
  • 9h30-16h30
  • Lieu : salle de formation Urfist, Bibliothèque Droit-Lettres, 4 avenue D. Diderot 33607 Pessac – 1er étage
  • Contenus : définir les prérequis pour concevoir un dispositif de veille : évaluer ses besoins et ses contraintes ; identifier les différents types de veille (anticipation, réactivité, etc.) ; définir les sujets à suivre et identifier les ressources disponibles ; formaliser son plan de veille ; hiérarchiser les contenus ; choisir les outils adaptés à ses besoins : panorama des outils de veilles spécialisés ; utiliser les réseaux sociaux comme outils de veille ; avantages et limites des outils présentés ; apports méthodologiques et exercices.
    Le stage n’a pas d’ancrage disciplinaire. Les publics travaillant dans le domaine du droit sont invités à suivre le stage « Concevoir un dispositif de veille juridique »
  • Publics prioritaires : doctorants, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels des universités et des EPST
  • Autres publics : sous réserve des places disponibles
  • Pré-requis : savoir utiliser un navigateur (ouvrir des onglets et des fenêtres, naviguer entre plusieurs écrans et fenêtres)
  • Intervenant : formateur indépendant, Xavier Delengaigne s’est spécialisé dans : le management de l’information (personal knowledge management, veille), les outils de visualisation de données (mind mapping, concept mapping), les techniques d’efficacité professionnelle et la communication web (écriture web, micro blogging). Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages sur ces thématiques.
  • S’inscrire
  • Ce stage peut vous intéresser : Organiser un événement scientifique avec la plateforme Sciencesconf ; Gérer facilement ses références bibliographiques avec Zotero

 

 

Communiquer les résultats de ses travaux de recherche : élaborer une stratégie de publication et connaître les règles de base pour la structuration et la rédaction des articles scientifiques (stage sur 2 jours)

Le paysage de la communication scientifique en sciences, technologies et santé connaît de profondes mutations et il est parfois difficile pour un auteur de maîtriser pleinement les règles de la communication scientifique écrite.

Comment élaborer une véritable stratégie de publication de ses résultats de recherche? Quelles sont les fondamentaux pour structurer et rédiger ses articles scientifiques? Quelles sont les règles éthiques à respecter? Que publier, à quel moment et sous quelle forme : article, communication à un congrès, brevet? Comment sélectionner son périodique de publication? Comment rédiger son titre? comment structurer son résumé? quels sont les points de vigilance pour l’auteur souhaitant insérer des figures et des tableaux?

L’accent est mis sur les pratiques rédactionnelles en sciences, technologies et santé. Le contenu est moins adapté à des chercheurs en sciences humaines et sociales.